|
![]() |
Inscrivez vous à la "Dernière fournée" |
|
Comment composer avec toutes ces variantes une qualité constante et performante dune farine non rectifiée par additifs ou mieux par
méthode de panificatio Je ne pense pas que cela soit possible. Les célèbres millésimes du vin nexistent que par des
périodes creuses par rapport aux périodes plus favorables. Le grain panifiable, comme tout produit de la terre a droit aussi à ses bonnes
et mauvaises années. Et puis quel type de pain voulons-nous produire ? Au froment ou au seigle, farine complète ou blutée, en direct
à la levure ou au levain, riche en mie ou riche en croûte, bien alv&e acute;olé ou bien ferme.
Combien décrits de spécialistes ne précisent-ils pas quune farine déclarée panifiable dans leur pays
est déclassée dans dautres, et linverse est vrai aussi. 2
Pourtant, même si léclairage de la science céréalière ne peut tout définir, le marché du
froment sinternationalisant et dépassant ce que la « garantie scientifique » peut apporter, on est prié de suivre une
nomenclature commerciale ou standardisation (anglo-saxonne), faisant fi des différences citées plus haut 3.
Alors la qualité panifiable du grain cest quoi pour le marché global ?
Comme on la dit plus haut, quelques points ont été décrit :
- La teneur en protéines insolubles dans leau, repéré dans les blés tendres (froments panifiables), surtout les
résistants ou « hards ». Cependant, quantité de ces protéines doit être corollaire à la qualité de
ces protéines pour apporter une bonne plasticité au milieu pâteux. Ce sont les tests de déformation de la pâte qui tentent
de cerner leurs qualités.
- La teneur en pentosanes dans les autres céréales panifiables que le froment a expliqué, voire déjoué lors du manque
de protéines, leffet technologique attribué autrefois à celles-ci. Cest sur le pouvoir absorbant des pentosanes et de
gonflement de lamidon que repose le développement de la mie. Ce sont les tests de viscosité du milieu pâteux qui tentent de cerner
leurs valeurs.
- La trop forte activité des enzymes, trace de lincidence climatique, déclasse parfois lensemble des grains panifiables dune
région vers le fourrager. Elle engendre collant et pâte qui relâche, lorsque protéines et amidon seront, par la germination sur
pied déjà enclenchée, plus vite dégradés (ou poursuivie) par la fermentation. Aux climats du nord de lEurope,
prédisposant à la re-germination de lépi, cela sanctionne parfois les contrats locaux de tracabilité et solidarité
entre agriculteurs et boulangers. Et cela malgré laccord sur les choix variétaux, car les mauvaises conditions atmosphériques de la
récolte peuvent rendrent les céréales impanifiables.
Examinons ces trois aspects qualitatifs de manière plus approfondie.
1 La revue Industries des céréales doctobre, novembre, décembre reprend les différents
exposés des journées techniques des industries céréalières présentées en Novembre de chaque année à
Paris. Ceux-ci cernent la récolte de lannée française en termes de bilan qualitatif et quantitatif, de son comportement en panification
française et de sa correction . Une bonne vingtaine de pages, où il y a de quoi se perdre en conjonctures et se dire quil faut des connaissances,
si pas un métier.
2 Jean BURE, p.65, décrit « Les exemples sont nombreux : lorsque nous adressions à notre collègue anglais Kent -
Jones, des échantillons de farine des meilleurs moulins français, il nous répondait souvent « farines impanifiables ».
La r& eacute;ciprocité était vraie également et les artisans boulangers français narrivaient pas à produire un
produit présentable avec les farines extra-fortes de Grande-Bretagne ».
3 J.ABECASSIS, , p.11 et p.17.
