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Laurent
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Réunion de l'UNABP à Dijon
Les artisans boulangers tirent la sonnette d'alarme

Une réunion de l'Union nationale des artisans boulangers et pâtissiers (UNABP) se déroulait en début de semaine dernière , dans les locaux de la Chambre des métiers de la Côte-d'Or, rue Chabot-Charny à Dijon.
L'occasion pour le président André Thomas, basé à Souchez dans le Pas-de-Calais, d'exprimer le malaise des petits artisans, à travers une série de problèmes.

Estimant que la Confédération nationale des boulangers défendait mal la profession, André Thomas, qui en fut vice-président de 1962 à 1982, démissionna, avec un autre vice-président, René Zing (Gray), pour fonder en 2000, l'UNABP.

A presque 80 ans, il continue de porter avec conviction le flambeau des artisans boulangers et pâtissiers ; un secteur qu'il estime cependant menacé de disparition. « La boulangerie va mourir sans faire de bruit. Dans 10-15 ans, si on ne fait rien, il n'y aura plus de boulangerie artisanale en France. »

Beaucoup de travail
Une récente enquête du Nouvel Observateur place en première position du classement établi sur « les professions qui ne comptent pas leurs heures » le boulanger indépendant, dont la durée de travail hebdomadaire tourne autour de 63,1 heures.

André Thomas vilipende au passage Martine Aubry et les 35 heures qui ont fait « beaucoup de mal aux petits artisans ayant quelques salariés ».
Jacques Huon, vice-président national, boulanger à Trept 38, critique pour sa part le quota imposé d'heures supplémentaires à ne pas dépasser, « lequel sera réduit à 188 heures en 2005 ». « Les gens qui veulent travailler, on les pénalise ! Cela devient une équation trop compliquée ».

Pas rentable
« Cette profession n'est plus rentable », s'insurge-t-il encore. « Expliquez-moi pourquoi alors que je travaille depuis 20 ans, je ne gagne pas ma vie ? ». Et de souligner que « dans ce pays, l'artisanat paye pour tous les improductifs ». « Nous sommes des petits, mais en terme d'exigence, notamment au regard de d'hygiène, nous sommes assujettis aux normes industrielles », indique encore Daniel Caublier, boulanger à Champagnole 39. Il cite le cas de son fils et de son frère, ayant chacun une boulangerie, « mais qui ont tous deux exprimé le souhait de faire autre chose, dès qu'ils auraient remboursé leurs emprunts. C'est un métier très difficile, où on ne gagne plus sa vie. »

Le tableau finit de se noircir avec l'évocation de quelques contrôles fiscaux très mal ressentis par la profession. « On nous sort des chiffres qui ne correspondent à rien. On nous envoie des jeunes diplômés à bac + 7, qui ne savent pas ce que c'est, que travailler dans la boulangerie artisanale. ». Le président a cité à ce titre des exemples de personnes qui s'étaient suicidées.

« Au lieu de harceler ces petites professions qui font la France et le bon pain, le pain artisanal, de tradition, par opposition au pain intensif, ou industriel », l'UNABP souhaite que les autorités compétentes accordent une oreille plus attentive à leur discours, notamment en ce qui concerne leurs retraites qu'ils qualifient « de misère ».
A.-F. B.

Pour en savoir plus, Union nationale des artisans boulangers et pâtissiers, 38, rue Pasteur, 62153 Souchez. Tél.-Fax : 03.21.29.79.18.

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Rédaction : © 2004 Equipe BoulangerieNet
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